Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /Nov /2008 15:30
          Enfin, je vous présenterai quelques photos de notre ville pendant deux ans, bien que vous en ayez déjà vu quelques unes lors de notre petit vol au dessus de la ville.


          Les bâtiments garés en épis en bas à gauche de la photo sont les bâtiments du lycée d'état. La plupart des grandes structures scolaires sont disposées de la même manière. Les salles ne sont bien évidemment pas climatisées dans un tel établissement puisque la plupart du temps, il n'y a même pas de fenêtres, juste des lames de bois en biais pour couper du vent et un peu de la pluie aussi. Ceci dit, il faut aussi prendre en compte le toit en tôle ondulée. Imaginez le bruit infernal à l'intérieur des salles de classe en saison des pluies quand il tombe des trombes d'eau... Et dire que les lycéens trouvent toujours une bonne raison de faire la grêve en France...


          Une vue de Libreville où on voit le port de pêche, Port Môle, en premier plan en bas à gauche, puis la Présidence, ce grand bâtiment blanc toute en longueur un peu plus loin.

          Mais Libreville, c'est aussi des trous immenses au milieu des routes, à tel point que l'Union, le journal local, titrait 'Le lac de PK8" sous une photo prise à cet endroit même...


          Et puis, Libreville, c'est aussi le charme de ses commerçants de rues et de ses petits marchands dans tous les coins et recoins.








          Coloré, n'est-ce pas. Et ce sera sur cette dernière image que se terminent les aventures de mimi au Gabon. Si vous voulez connaître d'autres aventures tout à fait différentes, mais sans doute sympathiques pour les yeux quand même, rester aux aguêts, peut-être que mimieniledefrance fera prochainement son apparition... Affaire à suivre...

En attendant, bisous à tous mes lecteurs et merci de votre patience !
Par mimi
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Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 16:34
          Après avoir vu la faune et les habitants, je vais vous montrer un tout petit échantillon de cette flore si abondante et variée. A commencer par cette magnifique fleur rouge appelée celestis rencontrée dans la forêt de la Lopé.


          Ou encore cette petite boule de coton.


          Cette fève de cacao.


          Ou pour revenir au rouge, cette fleur d'hibiscus.


          Et cette fleur dont nous ignorons le nom, et que nous avons baptisé entre nous la fleur plume.


          Encore une fleur indéterminée.


          Et enfin, celle-ci, je la connais, la fleur de frangipanier, au parfum de vanille si envoutant. Quand je travaillais à l'école tout au début, les petites filles en ramassaient dans la cour et nous en offraient à la récré. Qu'est-ce qu'elles sentent bon ces fleurs...


          Et je ne pouvais pas vous montrer ces fleurs sans vous offrir aussi un dernier regard sur les paysages paradisiaques du Gabon.



          Ni sans vous remontrer un peu des immenses espaces verts qui recouvrent le territoire...




          Et comme le Gabon est un pays très forestier, une petite grume échouée sur la plage de Santa Clara s'impose...


          Et enfin, un clin d'oeil à tous ceux qui ont vécu des péripéties sur les pistes...


Par mimi
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 14:52
          Pour ce dernier tour d'horizon, je voulais aussi vous montrer les gens que nous avons pu voir au cours de notre séjour et qui ont attiré notre attention. Nous donnerons l'honneur aux femmes. Celles qui arborent leur pagne à l'effigie du Président de la République...


          Celles qui téléphonent sans kit mains libres...


          Ou tout simplement celles qui passent dans la rue avec leurs tenues africaines typiques mais souvent très élégantes.


          Puis viennent les enfants dont ce petit garçon rencontré le long de la piste non loin de la borne de l'équateur en allant vers Lambaréné.


          Et enfin les hommes qui ici sont habituellement ceux qui se reposent pendant que les femmes, jeunes ou vieilles portent des charges impensables sur leur dos ou leur tête.



          Mais qui parfois aussi travaillent. Comme ce vendeur de balais. On dirait des brosses pour ramoner les cheminées, mais le problème, c'est que les africains, ils n'ont pas de cheminées... Alors je ne sais pas trop. Peut-être pour la poussière en hauteur, mais le problème, c'est que les africains, ils ont des toutes petites cases sans hauteur sous plafond (un plafond, quel plafond? La tôle ondulée...).


          Il y a ceux qui coupent les cocotiers.



          Et les pêcheurs, quand même...


          Et enfin il y a ceux qui repartent tout contents que le blanc ne mange pas ce qui fera pour eux un excellent bouillon...


          Et puisque je vous présente les gens, c'est aussi le moment de vous présenter leur artisanat. Ils sont très fort pour tout ce qui est sculpture, que ce soit du bois ou de la pierre. Bon, il faut juste pas être pressé de récupérer sa commande, c'est tout...




























          On aurait bien ramené un salon en bambou comme ça, mais déjà, il ne serait pas rentré dans la caisse maritime pour le retour en France, mais surtout, il ne serait pas rentré dans notre futur appartement à Versailles...
Par mimi
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /Nov /2008 15:00
          Et voila, notre aventure au Gabon et tous ces magnifiques moments prennent fin. Mais je ne voulais pas vous quitter comme ça. Pas sans un dernier tour d'horizon. Alors cette fois-ci, pas de longs discours, pas d'anectodes à raconter... Non, seulement des photos. Au cours de ces deux années, nous avons vu plein de belles choses. J'ai essayé de vous les faire partager, mais certaines de ces choses ne correspondaient à aucun événement particulier ou à aucune aventure à raconter. Alors, aujourd'hui, je vous montre encore un bout de notre Afrique, telle que nous l'avons vue et appréciée.

          Nous commencerons donc ce petit voyage avec les animaux, et dans un premier temps, un petit alligator auquel je n'aurais pas voulu donner une jambe ou un bras. Le regard noir de cet animal en dit long sur le sort qu'il leur aurait réservé...


          J'ai aussi eu l'occasion d'observer une vipère du Gabon, fort heureusement derrière une vitre...


          Puis mon chéri a pêché des raies guitares, dont voici un spécimen.


          Côté mer, nous avions aussi les oiseaux...


et les crabes de rochers à observer.


          Ou encore ces buffles en train de se faire bronzer sur la plage.


          Mais il y avait aussi de gentils animaux en Afrique (non pas que les oiseaux, crabes ou buffles soient méchants...), à l'image de Cricri, la chienne de nos weekends à Santa Clara.


          Ou encore ces inoffensifs mais énormes escargots.


          Ces magnifiques papillons, eux aussi de taille impressionante.


          On a également vu et surtout entendu des perroquets, puisqu'ils habitaient dans le magasin en bas de chez nous. Malheureusement, les seuls perroquets gris du Gabon que nous ayons vus étaient ceux en vente dans ce magasin, dans leurs cages grillagés. Alors il n'y a pas de photos de ce specimen. En échange, voici un classique perroquet toujours aussi coloré.


          L'animal suivant se trouve en assez grande quantité dans les barrières rocheuses de bord de plage. On dit parfois que certaines personnes en auraient dans leurs poches...


          Et puisqu'on en est aux animaux à piquants, nous avons pu voir au fond d'un sac un pauvre porc-épic qui n'a sans doute pas tarder à passer à la casserole (désolée pour les âmes sensibles).



          Voilà un peu pour les animaux que je n'avais pas encore eu l'occasion de vous montrer.
Par mimi
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 19:25

          Après le petit tour de Libreville, nous faisons donc un dernier petit tour vers Santa Clara. Nous allons tout d'abord constater comment la noix de coco que nous avions planté avait poussé.


          Puis nous allons mangé chez Emilienne, où nous étions déjà allés mais à marée haute.


          Là, c'est marée basse, nous pouvons donc nous promener sur la plage.



          Nous pêchons encore quelques oursins :


          Observons les locaux :

et observons leurs coutumes (à Rome, fais comme les Romains...)


Puis nous avons encore quelques belles scènes à admirer :





          Après tout ce que nous avons vu, nous envisageons de nous installer...


mais c'est trop tard, nos affaires sont prêtes...



C'est la fin de l'aventure... En tout cas, pour nous, parce que pour vous, c'est pas fini ! Il va y avoir encore quelques articles  avec de belles choses ou des choses étonnantes à découvrir. Et cette fois-ci, je n'attendrais pas aussi longtemps pour les publiés (ils sont presque prêts). Alors soyez au rendez-vous pour les toutes dernères images de mimi au Gabon...
Par mimi
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 19:00
          Oui, oui, je sais, j'ai mis le temps... Mais vous savez, un retour en France, ça s'organise pas en un claquelment de doigts... C'est un peu plus complexe que ça... Alors ça prend du temps, et bénéfice net, le blog n'avance pas!

          Mais bon, mieux vaut tard que jamais, alors je m'y mets. Je vous fais partager nos derniers moments au Gabon.

          Nos remplaçants sont arrivés, alors mon chéri leur explique les lieux à voir, en dessinant sur le sable (et non, ce n'est pas mon doux visage qu'il dessine sur le sable...)


Puis nous jetons un dernier coup d'oeil sur la ville, ses pressings :


ses salons de coiffure :


ses stands de fruits et légumes :


et ma vendeuse pendant ces deux belles années, Safia :


ses marchés :


ses vendeurs ambulants (maggi, encore, ils sont gros consommateurs...) :


ses bâtiments ministériels et autres bâtiments officiels :



Et enfin son bord de mer, exceptionnellement coloré. Pour fêter notre départ??? J'en doute. Non, je pense plutôt que c'est pour le lancement de la nouvelle marque donnée à une compagnie de téléphonie mobile...


Bref, nous profitons une dernière fois de la ...


Et oui, la belle ville de Libreville qui va quand même nous manquer...
Par mimi
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Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 15:30
          Bonjour à tous. Je sais que vous êtes impatients d'en voir plus, mais pour le moment, je n'ai pas les pghotos avec moi. Alors il va falloir attendre encore un peu.
          C'est bientôt la fin de ce blog, mais pas tout à fait encore, alors ne perder pas aptience, il y a encore quelques belles choses à voir...
Par mimi
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 20:37

                Cette fois-ci, je vais vous faire partager une aventure que je n’ai pas vécu moi-même et donc il y aura peu de commentaires. En effet, c’est mon chéri qui a eu la chance de voir ce que je vais vous montrer par les photos de cet article. Ils ont survolé la zone en hélico et il en a pris ces magnifiques clichés.

Tout d’abord, ils ont bien évidemment dû survoler la forêt et les quelques pistes qui la parcourent.

 


 

Il s’agit des chutes d’Ivindo, dans le parc du même nom, tout près du parc de la Lopé pour les connaisseurs. Ces chutes peuvent atteindre des hauteurs de 40 à 50 mètres de haut. C’est en fait un vaste complexe de chutes qui s’étend sur près de 2 km. En saison sèche, le débit est inférieur à 100 m3 par seconde et il est d'environ 1500 à 1920 m3 par seconde en saison des pluies. Bref, pour une fois, que les fainéants de la lecture se réjouissent, pas de grands discours, mais des photos splendides qui parlent d’elles mêmes. Mettez-vous en plein les mirettes…

 


 

 

  

 
 
 

 


 

 



 

   

            Ils ont même vu des éléphants.



            Et sont passés au-dessus du centre hôtelier de la Lopé où nous avions séjourné pendant nos vacances entre Noël et Nouvel An.

 


 

            Leur route a croisé celle d’un train déraillé, sans doute là depuis longtemps. Et il risque d’y rester encore puisqu’il ne gêne pas…

 


 

            Et enfin en rentrant sur l’aéroport de Libreville, il a immortalisé le hangar des gabonais qui était tellement bien entretenu qu’il s’est tout simplement effondré sur lui-même. Là encore, il risque de rester dans cet état pendant un petit moment.

 

Par mimi
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Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 19:55

      Pour cette aventure, il va falloir faire un petit bond dans le passé. Je crois que le début de l’histoire date de février. En tout cas, c’est sûr que c’était un samedi. Jean-Yves et moi n’étions pas allés passer le weekend à Santa Clara parce que l’un des tournants du DETALAT avait organisé un cochon grillé pour son anniversaire le samedi soir. Alors samedi midi, nous étions allés au restaurant chinois après quoi nous sommes allés faire quelques courses au supermarché. Jusque là, rien de bien passionnant. Un samedi tout ce qu’il y a de plus banal…
      Banal, oui, jusqu’au moment où une amie, la maman des jumeaux dont j’ai déjà parlé, me téléphone. Elle m’explique qu’ils se sont embourbés vers Santa Clara et me demande si on est dans le coin pour leur filer un coup de main. Je lui dis que non, mais qu’on va quand même venir les dépanner. Pendant ce temps, les petites courses en main et le téléphone à l’oreille, nous commençons à nous diriger plus tôt que prévu vers la caisse. Elle m’explique où ils sont bloqués : après la piste qui part vers notre résidence secondaire, il y a un sculpteur de bois qui expose à une intersection. Il faut tourner là, on ne prend pas le premier chemin, mais le deuxième. Si on le rate, plus loin, il y a une place de village avec un espèce de temple bwiti.
      Ok, ça roule, nous voilà partis le plus vite possible. Le coup de fil a dû plus ou moins avoir lieu aux alentours des 15h. A ce moment-là, la piste n’était pas encore refaite comme elle l’est aujourd’hui, et vu où nous étions dans la ville, il nous a bien fallu trois quart d’heure pour arriver au sculpteur de bois qui expose à l’intersection. Nous nous emmanchons donc sur ce chemin, voyons le premier à droite que nous ne devions pas prendre (heureusement, car il montait à plus de 45 degrés et semblait un peu humide), nous voyons le deuxième mais il nous paraissait tellement peu un chemin praticable que nous avons quand même continué tout droit par acquis de conscience, et alors que nous arrivons devant le temple bwiti, nous nous rendons compte qu’il s’agissait bel et bien du chemin d’avant que nous n’avions pas osé prendre. Nous nous y engageons donc et je n’arrêtais pas à dire à Jean-Yves : « T’es sûr qu’ils se sont emmanchés là dedans, ce n’est pas possible, ce n’est même plus un chemin. Ils n’ont quand même pas pu passer par là !!! » Mais en fait si, parce qu’il y avait une trace de voiture sur le chemin, qui nous faisait penser qu’ils étaient effectivement quelque part dans cette direction. Par moment, ça descendait, d’autre ça montait, parfois le chemin était défoncé, à d’autres moments, les branchages venaient resserrer le chemin… Mais nous voulions à tout pris porter secours à nous amis. Alors nous avancions. Puis nous les avons enfin vus, face à nous, la voiture tourner en sens inverse, prête à repartir, si elle n’avait pas été posée sur le sol. Les roues enfoncées jusqu’aux portières.
      Jean-Yves s’arrête avant, sur un terrain qui semble stable et on commence à attacher le câble aux deux voitures. Pendant ce temps, la maman des jumeaux et moi continuons la tâche qu’elle semblait avoir commencé bien avant son coup de fil. Ils avaient bien évidemment essayé de s’en sortir tous seuls avant de nous appeler… Donc nous avons creusé avec nos magnifiques outils d’africains : un bac de glace et un demi bidon d’huile. Le problème, c’est que sur ce chemin où aucune voiture ne passait, par contre un petit cours d’eau passait. Ils avaient réussi à faire l’aller sans y rester, et voyant dans quoi ils s’engageaient, madame avait demandé à monsieur de faire demi-tour et c’est au retour qu’ils y sont restés : papa, maman, les deux jumeaux de moins d’un an et mamie, venue en vacances connaître l’Afrique… Heureusement qu’elle était là pour rester dans la voiture et s’occuper des petits, parce que si il avait fallu creuser, tirer et pousser avec les bébés dans les bras, ça aurait été pire…
      Bref, cette histoire de cours d’eau fait que plus nous creusions, plus l’eau venait s’engouffrer dans le trou fraichement creusé. Alors on a essayé de dévier le cours d’eau en amont de la voiture. On a plus ou moins réussi, mais le sol devenait de plus en plus boueux à force de creuser et de piétiner. A un moment, nous étions dans la boue jusqu’aux genoux. Bien sûr, comme ce n’était pas prévu, nous n’étions pas équipés d’un point de vue vestimentaire. J’ai commencé par enlever les chaussures à talons avant de sortir de la voiture et remonter mon pantalon beige jusqu’au-dessus des genoux…
      Pendant ce temps, les gars étaient prêts à tracter leur voiture avec la notre. Sauf que la tentative fut un échec. Notre voiture a beau être costaude, en tirant l’autre qui était tellement bien enfoncée et posée sur le sol, elle patinait et commençait à creuser le sol et donc à s’enfoncer… Jean-Yves a donc décidé de changer de tactique. Il a décroché la voiture et a voulu passer sur le côté pour aller la tirer par derrière. Comme le terrain était glissant, il n’a pas voulu passer trop près de leur voiture pour ne pas tomber dessus et la rayer. Donc il a pris un peu plus large vers le bois… Et là, catastrophe, il est resté bloqué lui aussi, embourbé dans un autre petit passage d’eau, posé contre la forêt…
      La maman des jumeaux étaient un peu paniquée et désolée pour nous qui venions pour les aider et qui nous nous retrouvions coincés aussi. Elle commençait à vouloir appeler quelqu’un pour rentrer sur Libreville et disant que nous pourrions revenir le lendemain. Moi, j’étais morte de rire… L’idée de laisser les voitures là la nuit ne nous enchantait guère. Jean-Yves réfléchit donc à un joker à qui il pourrait téléphoner (comme pour qui veut gagner des millions, le coup de fil à un ami, sauf que celui-là, il ne nous a pas fait gagner des millions…). Il appelle donc un de ses collègues qui a un 4x4 assez lourd pour d’abord nous sortir nous, pour que nous puissions ensuite aviser sur le sort de l’autre voiture. Le temps que le gars arrivent, on continue à creuser, cette fois-ci autour des roues des deux voitures pour essayer de les dégager un maximum. Les gars essayent de soulever notre voiture avec le cric pour mettre une cale dessous et la sortir du trou, puis on se faufile entre la forêt et la voiture (le tout pieds nus, beurk !) pour essayer de la pousser. On se rend compte que c’est peine perdue.
      Le collègue arrive donc pour nous sauver… Sauf que ça s’annonce mal. Quand il descend de la voiture, il nous annonce qu’il a failli y rester plus tôt dans le chemin, là où aucun de nous deux n’avait ne serait-ce que patiner… C’est ça notre sauveur ?!? Au secours… Enfin, essayons. Nous attachons donc notre voiture à la sienne, et c’est parti, tout le monde pousse pendant qu’il essaie de la tirer. Mais très vite il patine… et s’embourbe à son tour. Et un, et deux, et trois 4x4 ! Voilà les trois 4x4 coincés dans un petit chemin loin du passage des gens normaux. Et la nuit qui va commencer à tomber. Et les jumeaux qui s’impatientent, qui n’ont plus à manger car depuis sans doute 14h qu’ils devaient être là, tous les petits pots et biscuits y étaient déjà passés…
      Finalement, les parents des jumeaux appellent des amis à eux pour venir au moins chercher les jumeaux et les ramener sur Libreville, à la vie civilisée… Le problème, c’est qu’ils se rendent compte que plusieurs dizaines de minutes plus tard que ces gens ne connaissent pas du tout les lieux et qu’ils ne sauront pas venir nous trouver… Quand c’est la cata, c’est la cata.
      Pendant ce temps, Jean-Yves réfléchit à une solution ultime, LA solution qui éviterait de remettre une quatrième voiture sur la liste des dégâts collatéraux… Et LA solution, c’est l’armée qui va nous la fournir. Aux grands maux les grands remèdes. Il fait venir les gars de l’auto du DETALAT avec le camion non pas 4x4, mais 6x6… Le camion passe partout… Enfin, espérons-le. Mais le moral reste bon, et nous trouvons le moyen de rire de la situation… Enfin, l’idée, vu l’heure qu’il était maintenant, était de sortir la dernière voiture, de tous rentrer à Libreville aller aux divers diners auxquels nous étions tous invités et revenir chercher les deux autres demain.
      Les parents des jumeaux ont appelé d’autres personnes qui connaissent mieux la route (enfin, la piste), et nous allons donc tous à pieds (toujours pieds nus pour ceux qui n’avaient pas voulu sacrifier leurs chaussures dans la bataille) jusqu’à l’intersection des sculptures. Le camion arrive avant le sauveur de jumeaux. Puis leur sauveur arrive et il embarque toute la petite famille. Pendant ce temps, le camion a réussi sans problème à sortir la dernière des voitures embourbés, et ils ont décidés que dans la foulée, ils allaient sortir les autres, comme ça, on en parlerait plus…
      Et voilà donc comment s’est finie cette aventure, nous sommes arrivés en retard au cochon grillé et pour deux d’entre nous plein de boue (nous, nous sommes rentrés nous changer avant, quand même). Plus tard, on a appris que celui qui était venu se mettre en troisième position a remorqué un gars sur la route du retour, il était en panne d’essence…
      Ce fut une journée mémorable, et on y a quand même passé toute notre après-midi, de environ 15h quand elle m’a appelée à environ 21h quand on est enfin arrivés à la maison… Nous étions juste en courses, au départ alors nous n’avions pas notre appareil photo avec nous pour immortaliser toutes ces mésaventures. Les derniers dépanneurs ont pris des photos du stade final (état lamentablement boueux des voitures…), mais je ne les ai toujours pas récupérées… Un jour peut-être…
      Donc, tout ceci m’amène à notre aventure plus récente du mois de juin. Ces chers parents de jumeaux se sentaient quand même un peu plus que redevables envers tous leurs nombreux sauveurs ou du moins ceux qui ont essayé… Nous, ils nous ont payés le restau, parce qu’on est leurs amis… Mais aux autres, ils ne savaient pas trop quoi faire pour les remercier. Puis leur est venue une idée. Puisque monsieur possède ici un petit avion, pourquoi ne pas leur offrir un petit tour au-dessus de Libreville. L’un fut ravi, l’autre a laissé sa place à sa femme qui fut ravie et Jean-Yves et moi y sommes allés aussi.
      C’est donc comme ça que nous avons pu mieux découvrir notre ville vue de haut.


      Et depuis le temps que je demandais à Jean-Yves de prendre en photo le lycée vu du dessus, le voilà enfin. Ils sont tous fabriqués sur le même modèle.


      Puis le bord de mer vers chez nous. Nous, on est plus ou moins en face du bâtiment bleu et orange, avant le décroché de verdure.


      Toujours le front de mer vers chez nous.


      Le port de pêche, Port Môle.


      La Présidence.


      Les bateaux pour le transport des minerais avec le long pont roulant pour charger les bateaux.


      Le transport de grumes avec les barges plates qui s’approchent du bateau pour le charger.


      L’île aux perroquets.


      Les pêcheurs en pirogues.


      Le port à bois.


      Le paysage un peu au sud de Libreville.




      Les abords de la ville à l’est.



      L’hôpital militaire.


      Le nord de Libreville.


      Et enfin, retour à la case départ, l’aéroport de Libreville.


      C’était une petite ballade d’une demi-heure bien sympathique… Ça aura bien valu une demi-journée de bain de boue…
      Voilà pour cette aventure, sans doute une des dernières. Mais ne vous inquiétez pas, un bonus vous attendra à la toute fin de notre séjour au Gabon…

Par mimi
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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 19:55
Ca y est, nous avons la date de retour, et moi, j'ai mon billet d'avion.

Nous rentrons donc un peu plus tard que ce que nous pensions, puisque nous quittons le sol gabonais le vendredi 8 août et nous remettons les pieds sur le sol français le samedi 9 août au matin... Devons-nous nous attendre à un choc culturel après deux ans d'absence? Peut-être un choc thermique, pour commencer... Mais bon, il va falloir se réhabituer petit à petit au retour à la civilisation et à tout ce qui va avec... Bientôt, nous nous engagerons vers de nouvelles aventures, différentes, certes, mais sans doute pas inintéressantes pour autant... A nous les jardins du châteua de Versailles...

Bisous à tous et à bientôt.
Par mimi
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